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Nos voix, notre avenir : le parcours de deux femmes au cœur des médias ACALAN-UA pour l’Agenda 2063

Lorsque nous sommes arrivées à Bamako pour la formation en médias en langues africaines organisée par l’Académie africaine des langues sous l’égide de l’Union africaine, dans le cadre du développement de l’Initiative ACALAN-UA Médias, nous étions à la fois curieuses et incertaines de ce qui nous attendait.

Nous croyions en nos langues, mais nous n’avions pas encore pleinement compris leur puissance dans le domaine des médias professionnels.

Cela a changé dès les premiers jours de la formation.

En entrant dans le studio et en prenant la parole en bambara, quelque chose s’est transformé en nous. Ce qui nous semblait ordinaire est devenu extraordinaire. Grâce à l’approche ACALAN-UA Médias, nous avons commencé à voir notre langue non seulement comme un moyen de communication quotidienne, mais aussi comme un outil stratégique pour l’éducation, la narration et le développement à travers les communautés et les frontières.

Les participants s’exercent aux techniques de radiodiffusion dans le studio de l’ACALAN-AU.

Au fil des sessions, nous avons acquis bien plus que des compétences techniques. Nous avons gagné en confiance.

Nous avons appris à structurer des émissions, à raconter des histoires porteuses de sens et à relier nos contenus aux priorités réelles du développement. Le cadre ACALAN-UA Médias nous a permis d’aligner nos productions avec les objectifs continentaux. Pour nous, l’une des prises de conscience les plus fortes a été de comprendre que les langues africaines sont essentielles à la réalisation de la vision de l’Agenda 2063—une Afrique intégrée, prospère et dirigée par ses propres citoyens.

Savoir que le bambara est parlé dans plusieurs pays a renforcé notre conviction que nos voix peuvent porter bien au-delà de nos communautés immédiates. Grâce aux médias, et avec le soutien de l’initiative ACALAN-UA Médias, nous pouvons informer, éduquer et inspirer dans des langues que les populations comprennent véritablement.

Cette expérience a profondément transformé notre perception de nous-mêmes.

La participante Djénèba Coulubaly reçoit son certificat de la part de la Secrétaire exécutive par intérim de l’ACALAN-AU, Dr Vicensia Shule.

Nous ne sommes plus seulement des participantes à une formation. Nous sommes désormais des conteuses engagées dans la dynamique ACALAN-UA Médias. Nous sommes des actrices du changement. Nous faisons partie d’une génération qui utilisera les langues comme des ponts—pour relier les peuples, valoriser les cultures et faire avancer le développement.

En avançant, nous nous engageons à créer des contenus au sein de l’écosystème ACALAN-UA Médias, qui reflètent nos réalités et soutiennent les aspirations de l’Agenda 2063. Car pour nous, l’avenir de l’Afrique ne sera pas seulement écrit—il sera aussi raconté, dans nos propres langues.

Par Fatoumata Diakité & Djénèba Coulubaly, Bamako