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La crise climatique de l’Afrique pourrait devenir sa prochaine opportunité économique

L’Afrique ne contribue que dans une faible mesure aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais elle fait face à certains des impacts climatiques les plus sévères au monde, des sécheresses et des inondations à l’insécurité alimentaire et à l’érosion côtière. Dans le même temps, le continent continue de ne recevoir qu’une faible part des financements climatiques mondiaux.

Cela ressemble à une crise.

Mais cela pourrait aussi devenir un tournant économique.

L’économie climatique de l’Afrique est en plein essor dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, l’agriculture intelligente face au climat, la construction durable, la mobilité électrique, le recyclage, les marchés du carbone et les infrastructures résilientes au changement climatique.

La question est de savoir si les Africains se contenteront de recevoir des projets climatiques — ou s’ils construiront des industries autour de ces opportunités.

Le nouveau cadre kényan sur le marché du carbone est un exemple de pays qui cherchent à mettre en place des règles plus solides en matière de financement climatique et d’échanges de crédits carbone, tout en veillant à ce que les projets contribuent aux priorités nationales et produisent des bénéfices pour les populations locales. À travers le continent, la Banque africaine de développement fait également état d’un élan croissant en faveur de la croissance verte, des investissements climatiques et de l’accès à l’électricité.

L’opportunité est immense.

L’Afrique dispose d’un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables, de vastes systèmes agricoles, d’une population jeune et d’écosystèmes naturels dont l’économie mondiale reconnaît de plus en plus la valeur.

Mais les financements climatiques doivent se traduire par des entreprises africaines, des emplois africains, des technologies africaines et une propriété africaine.

L’économie climatique ne devrait donc pas être présentée uniquement comme une réponse au réchauffement climatique.

Elle peut devenir une composante de la transformation industrielle de l’Afrique.

L’Afrique que nous voulons ne doit pas simplement s’adapter à l’économie climatique créée ailleurs. Elle doit devenir l’un des endroits où cette économie se construit.