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Le plus grand marché de l’Afrique, c’est l’Afrique : transformer le commerce en emplois et en opportunités

L’Afrique ouvre les portes de l’un des plus grands marchés au monde : le sien. La Zone de libre-échange continentale africaine crée de nouvelles opportunités pour les entreprises africaines afin de vendre, de croître et de créer des emplois à travers tout le continent.

Pendant des années, les pays africains ont échangé plus facilement avec des marchés extérieurs qu’entre eux.

Cela est en train de changer.

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a pour vocation de rapprocher les économies africaines en créant un marché unique pour les biens et les services.

Il s’agit de l’une des étapes les plus importantes vers l’Objectif 2 de l’Agenda 2063 : Une Afrique intégrée.

L’Afrique peut commercer davantage avec l’Afrique

Imaginons un producteur de cacao au Ghana, une entreprise textile au Kenya ou une entreprise agroalimentaire en Côte d’Ivoire.

Leur plus grande opportunité ne se trouve pas toujours à des milliers de kilomètres.

Elle peut se situer dans un autre pays africain.

Un marché continental élargi offre aux entreprises africaines un plus grand bassin de clients et de meilleures perspectives d’expansion.

Pour les petites et moyennes entreprises, cela peut faire toute la différence.

Une entreprise qui a atteint les limites de son marché national peut regarder au-delà de ses frontières sans avoir à quitter le continent.

Plus de commerce peut signifier plus d’emplois

La valeur de la ZLECAf ne se mesure pas seulement au volume de marchandises traversant les frontières.

La véritable opportunité réside dans ce qui se passe avant et après ces transactions.

Une demande accrue peut encourager les entreprises à produire davantage. Une production accrue peut soutenir les usines, les fermes, les entreprises de transport, les entrepôts, les fournisseurs de technologies et d’autres services.

Cela peut générer des emplois et stimuler la création d’entreprises.

Cela peut également inciter les pays africains à transformer une plus grande partie de leurs matières premières sur place, plutôt que de les exporter pour ensuite importer des produits finis.

Mais l’accord n’est qu’un début

Le libre-échange ne garantit pas automatiquement des échanges fluides.

Les entreprises font encore face à des obstacles tels que la faiblesse des infrastructures de transport, les retards aux frontières, la complexité des réglementations, l’accès limité au financement et les coupures d’électricité récurrentes.

Ces barrières doivent être surmontées pour que les entreprises africaines puissent pleinement profiter du marché continental.

Le succès de la ZLECAf dépendra donc non seulement des accords conclus entre les gouvernements, mais aussi des infrastructures et des systèmes qui permettent aux entreprises d’en bénéficier.

Un marché façonné par les Africains

L’Afrique dispose d’un vaste marché de consommation et d’une population jeune.

L’opportunité consiste à transformer ce marché en un puissant moteur pour la production africaine, les entreprises africaines et l’emploi en Afrique.

L’Objectif 2 va bien au-delà de la simple suppression des barrières douanières.

Il s’agit de bâtir une Afrique où les pays produisent ensemble, échangent ensemble et grandissent ensemble.

Le plus grand marché du continent a peut-être été sous nos yeux depuis le début :

L’Afrique elle-même.